Veille sociale - L'essentiel RH de mai

Publié le :
6/5/2026
Par :  
Agathe Priou
Actualités

Le mois de mai confirme une fonction RH en mouvement, entre anticipation des obligations juridiques, sécurisation des pratiques sociales et adaptation aux nouvelles attentes des salariés. Côté ZellIA, la veille met en lumière les transformations du recrutement, les limites du scoring CV par IA et l’importance croissante de la réputation employeur en ligne.

Actualités juridiques et sociales à retenir ce mois-ci

Transparence salariale : les entreprises doivent se préparer

La directive européenne sur la transparence des rémunérations devra être transposée en droit français avant juin 2026. Elle prévoit notamment davantage de visibilité sur les salaires proposés dès le recrutement, un meilleur accès aux critères de rémunération et de nouvelles obligations de reporting pour certaines entreprises.

Pour les RH, le sujet devient autant juridique qu’organisationnel : il invite à clarifier les politiques salariales et à renforcer l’équité interne.

DOETH 2026 : une échéance à anticiper

Les entreprises concernées par l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés doivent effectuer leur déclaration annuelle via la DSN d’avril 2026. Plusieurs rappels récents insistent sur l’importance de vérifier les données transmises et de consulter la fiche récapitulative mise à disposition sur Net-entreprises à partir du 26 mai.

Un sujet clé pour sécuriser les obligations sociales et éviter les erreurs déclaratives.

Congés parentaux : une réforme toujours en discussion

La question des congés parentaux revient dans le débat public, avec l’objectif de mieux accompagner les parents dans les premiers mois de vie de l’enfant. Un rapport récent souligne notamment les limites du système actuel : congé parental peu indemnisé, recours encore inégal entre les parents, difficultés d’articulation avec la reprise du travail.

Pour les RH, le sujet invite à anticiper l’évolution des politiques de parentalité et à mieux accompagner les retours de congé.

Stages : bien vérifier les règles de gratification

Avec l’arrivée des stages d’été, les employeurs doivent rester attentifs aux règles de gratification. Celle-ci devient obligatoire lorsque la durée du stage dépasse deux mois consécutifs, soit l’équivalent de 44 jours à 7 heures par jour, ou 308 heures de présence effective.

Le montant minimal est fixé à 4,50 € par heure en 2026, sauf disposition plus favorable prévue par la convention collective.

Ce qu’il faut retenir

Ce mois-ci, l’actualité sociale rappelle l’importance d’un pilotage RH rigoureux : mieux anticiper les obligations à venir, sécuriser les échéances déclaratives et accompagner les évolutions du travail avec davantage de clarté et d’attention portée aux collaborateurs.

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